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Écrit par Jérôme Bussière
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Pour de nombreuses personnes, l'orthographe exacte de « Méjean » est en fait « Méjan » car, en effet, le mot vient du latin medianus (du milieu). L'écriture « Méjean » proviendrait d'une analogie avec le prénom Jean. L'orthographe juste est alors reprise par de nombreux scientifiques. En réalité, l'orthographe est un phénomène récent (XIXe siècle). Il n'était pas rare, avant, de trouver différents orthographes d'un même mot dans un même texte, à plus forte raison pour des noms propres. La langue est une réalité vivante et elle évolue. Il semble alors plus juste d'adopter l'usage des habitants du pays. Or les « locaux » utilisent plus volontier « Méjean », même si cet ancien terme occitan a subit les influences du français. Comme pour réconcilier tout le monde, l'abbé Roux, assurait que « Méjean » provient de medianus, qui, ayant subit les altérations du langage, c'est déformé en medjianus, d'où « Méjean » avec un « e » remplaçant le « i ». Sur ce site, j'ai écrit, en connaissance de cause, « Méjean ».
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Écrit par Jérôme Bussière
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Qu'a cette vie de si entrainant Qu'on se croit si utile, si indispensable, si unique, Alors qu'on est si peu ? Qu'a cette vie de si étrange Qu'on s'émerveille de si toutes petites choses, Le papillon qui butine une centaurée, le ballon, posé là, de l'enfant ? Qu'à cette vie Pour qu'on s'y accroche tant ? Il y a dans cette vie Tout ce qu'on aime.
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Écrit par Jérôme Bussière
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Beaucoup de gens considèrent les incendies de forêt comme une catastrophe écologique Mais imaginez les milliers de coronilles jaunes, les anthyllis roses et les gentiannes bleues ! Imaginez les inombrables papillons qui les butinnent ou les inombrables sauterelles et grillons qui enchantent les prairies ! Imaginez la musique des alouettes qui s'en nourrissent ou le cris des oedicnèmes à la tombée du jour ! Imaginez... Vous me direz où est la vie ! Imaginez... Vous me direz de quelle liberté se nourrit la nature !
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Écrit par Jérôme Bussière
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Où sont les elfes, les lutins et les fées ? Dans ce pays où le Temps s'est arrêté ! Dans ce pays où les passages des grands oiseaux Ont effacés les montagnes. Au plus profond de la terre où l'eau sculpte la pierre ? Au plus haut du ciel où scintillent milles étoiles ? Entre les pierres des plus vieilles fermes ? Entre les pattes et la laine des troupeaux ? Dans le fils sinueux et turquoise du fond des vallées ? Dans la brume de chaque matin froid ? Sur cette terre, où le ciel et la pierre s'embrasse Ou dans l'esprit des passagers effrayés... Par la silhouette des ogres de la forêt ?
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Écrit par Jérôme Bussière
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Qu'y a-t-il entre ces croupes et ces valats Qui m'interroge ? Qu'y a-t-il au bout de cette étendue dénudée Qui me questionne ? Qu'y a-t-il dans ce pays Où le ciel embrasse la pierre Où les graminées longilignes caressent les nuages Que cachent les entrailles de cette terre Qui me retienne ? Où le Temps s'arrête Pour un battement d'ailes... de papillon.
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