Les Causses PDF Imprimer Envoyer
Serre GaoujacLa notion de plateau laisse suggérer un paysage plat et monotone. Pourtant, la succession de reliefs arrondis ou allongés et de dépressions, les chaos dolomitiques rompent la monotonie. Aucun cours d'eau permanent ne circule à la surface des plateaux, l'eau de pluie rejoint les vastes réseaux karstiques pour resurgir dans les vallées. Aujourd'hui, les Causses montrent un paysage fortement modifié, profondément marqué par l'empreinte humaine.
Sur le Méjean, les pelouses et les landes à Buis et à Genévrier, parfois morcelées de plantations de Pin noir, couvrent la partie orientale du plateau : le Causse nu. Les vastes espaces vallonnés couverts de pelouses sèches ne sont pas sans évoquer un paysage steppique, presque désertique. Pourtant, on rencontre en traversant ces espaces largement ouverts de nombreuses espèces rares et remarquables. L'Ouest, morcelé de ravins profonds de plusieurs dizaines de mètres, est plus boisé (Pin sylvestre). Ainsi, on peut diviser le Causse en plusieurs unités géomorphologiques et paysagères. Le Causse Méjean est le plus haut des plateaux caussenards avec une altitude variant de 800 m à 1247 m (avec le Mont Gargo). La superficie du plateau approche 34000 ha. Le Méjean est ceinturé des vallées impressionnantes de la Jonte au Sud, du Tarnon à l'Est et du Tarn au Nord et à l'Ouest. Le Tarn prend sa source en altitude, sur le Mont Lozère et s'écoule vers l'Ouest pour rejoindre la Garonne. Le Tarnon prend sa source sur le Mont Aigoual et s'écoule vers le Tarn par l'Est du Causse Méjean. La Jonte prend également sa source sous l'Aigoual et s'écoule au Sud du plateau et rejoint le Tarn au Rozier.
Entre les Gorges du Tarn au Sud et la vallée du Lot au Nord, le Causse de Sauveterre est essentiellement boisé. Plus étendu que le Causse Méjean, il est aussi moins typé. Toutefois, sa partie orientale reste encore nue. Les paysages sont semblables à ceux du Méjean et abritent les même espèces.