| L'agriculture et le pastoralisme |
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Dans les vallées, on rencontre des vignobles en espalier, quelques prés et vergers. Ces activités restent cependant anecdotiques car l'activité principale est liée au tourisme.Sur le plateau en revanche, l'agriculture est encore la première ressource de revenu. Le Causse Méjean compte environ 20 000 têtes d'ovins. L'élevage des brebis est destiné à la production de lait (industrie fromagère de " Roquefort " et SARL " Le Fédou "), de la viande et de la laine. En 1996, on dénombre 28 élevages ovins-lait et 26 élevages ovins-viande sur le Causse Méjean. Ainsi, 2/3 de la population vit de l'élevage et 85% de la surface du Causse sont des terres de parcours (en partie boisées). Désormais, on ne peut plus réellement parler de déprise agricole, mais les exploitations subissent une mutation. Ainsi, le nombre d'exploitations reste aujourd'hui stable (il n'y a plus guère de petites exploitations). Pour faire face au marché, les effectifs des troupeaux augmentent alors que, paradoxalement, la pression de pâturage est inégale, voire diminue. Les dolines, les poljés, les combes et les vallées sèches sont utilisées pour les cultures céréalières et fourragères destinées à l'alimentation du bétail.
Bref historique et évolution du système agricole Dans les années 50, lors de la crise d'après guerre, de nombreuses exploitations sont abandonnées. Certains parcours devenus inutiles sont alors reboisés dans les années 60, le marché du bois étant florissant. L'alimentation en eau des exploitations (A.E.P.) va totalement changer le mode de vie des caussenards et les pratiques agropastorales. Dans les années 70, avec des aides de l'Etat, on assiste à la restructuration des exploitations : construction des bergeries modernes, mécanisation, changement de races des brebis... La tendance récente était jusque là à la régression des petites exploitations au profit des plus grandes et à l'augmentation des effectifs de ces dernières, en particulier dans le système viande pour pallier la chute des cours. Cette adaptation semble pratiquement achevée et, globalement, la productivité est augmentée par l'accroissement des rendements. Avec le changement des pratiques agricoles, le paysage caussenard évolue et les pelouses " steppiques " s'embroussaillent. La disparition des pratiques de garde et d'accompagnement du troupeau (bergers) entraînent le bouleversement des dates d'agnelage, la complémentation de nourriture en bergerie, la pose des clôtures, la création de points d'eau à proximité de la bergerie par des subventions... Ces changements encouragent (même involontairement) les déplacements du troupeau aux alentours de la ferme au détriment des parcours éloignés. La possibilité d'achat d'aliment n'encourage pas non plus l'utilisation au mieux des parcours et de la ressource en herbe. - Que ce soient les mesures agri-environnementales mises en place par la Chambre d'Agriculture de Lozère ou même les « Plans Environnement » financés par le Parc national des Cévennes... ces mesures n'ont pas de réel effet sur la fermeture des pelouses.
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